Je vis et travaille à la Corroirie, ancienne maison basse de la Chartreuse du Liget, en Touraine. J’y habite, participe à sa restauration et fais vivre le lieu depuis plus de vingt ans.
Au fil du temps, plusieurs chemins s’y sont rejoints : le patrimoine, les plantes, l’agriculture, la distillation, les événements et des projets qui prennent forme à partir du lieu lui-même.

Habiter la Corroirie
La Corroirie n’est pas seulement un monument que je restaure. C’est un lieu habité, où la vie quotidienne, les travaux, l’accueil et les projets poursuivent une histoire commencée il y a plusieurs siècles.
Elle conserve une église du début du XIIIe siècle, des bâtiments monastiques, des fortifications et des douves, mais elle appartient aussi à un paysage de bois, de terres, d’eau et de jardins. Habiter ici signifie travailler avec cet ensemble plutôt que considérer le monument séparément de son environnement.
Découvrir le château-monastère de la Corroirie →
Un parcours entre musique, lieux et projets
J’ai commencé à travailler très jeune dans l’univers de la musique. À dix-sept ans, je m’occupais notamment de la promotion clubs et radios de Laurent Garnier. J’ai ensuite rejoint Le Palace, où j’ai travaillé aux côtés de Cathy et David Guetta lorsqu’ils en assuraient la direction artistique.
Ce parcours m’a conduit à New York, dans l’univers des clubs et de l’événementiel, puis de nouveau à Paris. J’y ai développé et organisé plusieurs soirées et concepts, parmi lesquels Anatomic, Chez Toi ou les Dîners de filles, avant de créer ma propre structure de communication événementielle.
Au début des années 2000, je suis revenu à la Corroirie. Ce qui s’était construit auparavant autour de la musique, des lieux, de l’accueil et de l’organisation d’événements s’est progressivement déplacé vers un monument, un domaine et un paysage.
En 2009, à la Corroirie, j’ai reçu la Médaille du Tourisme des mains d’Hervé Novelli, alors secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services.
Alchimie, matière et distillation
Mon intérêt pour l’alchimie a d’abord été spirituel et symbolique. Il s’est notamment traduit par la création de la croix devenue le logo de la Corroirie, construite à partir de signes et de formes liés à cette recherche.
Peu à peu, ce travail est passé du symbole à la matière. À la Corroirie, il a notamment pris forme dans la grande table autour de laquelle les hôtes prennent aujourd’hui leur petit déjeuner : un objet pensé comme une présence dans le lieu, à la rencontre de la matière, du geste et de l’usage.
Le jardin, les plantes, l’agriculture biologique et l’observation du paysage ont ensuite prolongé cette recherche. La distillation en est devenue une suite presque naturelle : comprendre ce que la vapeur extrait, ce qu’elle transforme et ce qu’elle conserve d’une plante.
Hydrolats, alcools et matières végétales sont ainsi devenus un nouveau terrain d’expérimentation. C’est dans cette continuité qu’est née la distillerie Élixir4 à la Corroirie.
Cette recherche a également pris forme dans Vox Alchimia, projet de land art consacré aux liens entre alchimie, matières, transformations et histoire du lieu.
Découvrir Élixir4 et la distillerie →
Rechercher, comprendre, transmettre
L’histoire de la Corroirie m’a conduit à travailler sur les archives, l’architecture, les usages anciens et la mémoire du lieu. Cette recherche accompagne très concrètement la restauration, les choix faits sur le domaine et la manière de continuer à y vivre.
Quelques publications et projets sont nés de ce travail. L’écriture n’est pas une activité en soi pour moi : elle intervient lorsqu’elle permet de conserver, de partager ou de rendre accessibles des recherches menées sur le lieu.
Théâtre, concerts, expositions, rencontres, tournages et projets artistiques ont également accompagné la vie de la Corroirie. Ils prolongent une même manière de travailler : partir d’un lieu existant, comprendre ce qu’il permet et créer à partir de lui plutôt que lui imposer un modèle.
Engagements en Touraine
Mon travail à la Corroirie m’a aussi conduit à participer aux réflexions menées à l’échelle du territoire. Je suis vice-président de l’EPIC Office de tourisme communautaire de Loches Sud Touraine — Loches-Touraine-Châteaux de la Loire —, membre du comité de développement et membre du comité de pilotage LEADER de la Communauté de communes Loches Sud Touraine.
Ces engagements prolongent très concrètement ce qui se passe à la Corroirie : tourisme, patrimoine, agriculture, développement local et projets construits à partir des ressources du territoire.
Presse
Au fil des années, plusieurs journaux ont suivi les projets menés à la Corroirie, de son ouverture au public à l’alchimie, la distillation, la création artistique et les événements accueillis sur le domaine.
- Bienvenue chez nous : la Corroirie du Liget de Jeff de Mareuil — La Renaissance Lochoise
- L’alchimie inspire Vox Alchimia — La Nouvelle République
- Une distillerie à la Corroirie du Liget — La Nouvelle République
- Sarcus, un éco-festival électro et sans portable s’installe à la Corroirie — La Nouvelle République
- Sud Touraine : quatre vaches pour relier culturellement les villages — La Nouvelle République
- Ouverture du Printemps du patrimoine — La Nouvelle République, 26 avril 2011
